Juillet à Damas

juillet 2004

Là, Damas s’épanouit dans une chaleur terrible et un afflux non moins important de gens du Golfe. A certaines heures, il devient difficile de trouver un taxi libre. Parmi ces touristes friqués, certains sont passablement arrogants : dans la vieille ville, j’en ai vu un dont l’important gabarit gonflé de son orgueil et de son portefeuille occupait la largeur de la ruelle.

Je continue à étudier

Le matin, le journal pendant une heure avec R., et des textes l’après-midi avec mon professeur. Comme ce sont les vacances j’abandonne la grammaire jusqu’à la rentrée.

Il y a des invitations données ou reçues

Un repas dans la ghota avec Magida et les enfants

Les promenades le soir dans le vieux Damas

On rencontre un visage aimé

Ce beau T-shirt français porté par un Syrien

Ce jeune homme a une terrasse écrivant son journal, voire un livre

Le foul (fèves) mangé chez Bouz El Djedi à Chalan

Il y aussi le jus de fruits frais bu chez Abou Shaker à Salihya où les gens se pressent le soir.

Je suis allée prendre cette photo spécialement pour vous hier soir

et cela m’a valu d’être apostrophée par un jeune homme méfiant :

pourquoi tu photographies ça ? il me demande. Je lui explique

internet et Cie. Mais pourquoi ce stand de jus ? insiste-t-il.

Je lui réponds que j’essaie de donner une idée de ce qu’est  Damas en juillet ; en outre Abou Shaker est drôlement célèbre ici.

Et vous n’avez pas ça chez vous ? me dit-il. Non.

Et toi, tu ne photographierais pas un frittekot ? aurais-je dû rétorquer.

Passons à présent à une sinistre rencontre, sûrement un membre d’un djihad quelconque

Rassurez-vous, c’est mon

En été, difficile d’avoir un rendez-vous chez lui car il est submergé de travail. Du monde entier des gens affluent afin de se faire rénover le piano de façon professionnelle pour un prix qui leur permet de rattraper celui du voyage plus tout le reste (acheter une voiture me dit-il, mais je crois qu’il en remet un peu ; encore que… je me souviens des prix américains et effectivement, ils étaient très très chers).

J’essaie aussi de rattraper mon retard de « posts » car il y a pléthore de photos dans mes archives. Attendez-vous à être submergés de chapitres.

J’ai commencé à perdre quelques kilos, car bien que je continue à porter des galabyas chez vous ou chez nous, je ne sais plus, je voudrais mettre de temps en temps mes vêtements européens dans lesquels je ne rentre plus.

Je pense à mon retour en Belgique, aux retrouvailles avec mon lave-vaisselle (un an à faire la vaisselle à la main !), avec mon vaste appartement, avec les gens que j’aime et qui me manquent (plus que mon lave-vaisselle), avec Pascal et Dominique, mes hébergeurs.

Toutefois, in cha Allah, je reviens en septembre pour rempiler au Mahad (l’école).

J’irai peut-être faire un saut au Yémen avant la rentrée. La lecture de Travels with a Tangerine de Tim Mackintosh m’en a donné envie, tant il a l’air de se plaire là-bas. Dans ce livre, il suit les traces du grand voyageur arabe Ibn Battutah.

Je suis verte d’envie quand il raconte qu’il prend les voyages de Ibn Battutah sur un rayon chez le libraire et est immédiatement captivé par son récit ; or, c’est en arabe qu’il lit ! Moi qui en suis encore à déchiffrer péniblement – et avec beaucoup d’aide – les histoires pour enfants ! Je me calme quand j’apprends qu’il vit au Yémen depuis 17 ans (c’était il y a 2 ou 3 ans) ! De quoi espérer.

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